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Par Omar ARUFE, fondateur. Avec mon épouse, Silvia et notre fils, Pablo, tous originaires de la ville de Carlos Paz, dans la province de Cordoba en Argentine, nous sommes allés parcourir les localités de Puerto Esperanza et Wanda de la province de Misiones, au nord est du pays à quelques 275Km de la ville de Posadas, la capital de la province et à 40Km des Chutes d’Iguazu,à la frontière avec Foz d’Iguazu au Brésil à l’est du Paraguay.
Une beauté particulière caractérisait cette région, une région que nous visitions depuis peu et sous la quelle nous restions sous le charme, une région ou la terre est d’un rouge de feu et le ciel d’un bleu d’océan, une région essentiellement recouverte de jungle et d’une fore station très dense au climat tropical.
Nous faisions un tour dans notre voiture,
dans un endroit d’une rare beauté, nous repérons de loin une décharge
publique au milieu d’une montagne (jungle). Notre surprise a été
davantage majeure puisque ce que nous y avons découvert nous a marqués
à vie. Au milieu d’énormes quantités de déchets
que déposaient là-bas les camions municipaux, il y avait une foule énorme
de gens désespérés qui se battaient afin d’obtenir ne serait-ce
qu’un peu de ce «festin» Le spectacle qui se présentait devant nos
yeux était impossible à croire, nous ne voulions pas l’accepter. Pour
nous qui n’avions jamais manqué de rien, cela était impossible. On voulait quitter cet endroit le plus vite
possible mais il y avait quelque chose qui nous retenait. Un peu plus loin, se trouvait un autre tas
de déchets et il m’a semblé voir de grands chats noirs qui ont
fortement attiré mon attention. C’est ce qui me semblait voir, deux
gros chat, mais immédiatement ma femme Silvia m’a dit : « Omar,
ce ne sont pas des chats, ce sont des enfants, des bébés qui mangent les
déchets » Je ne pouvais pas le croire ! ! Je me
suis approché pour voir et malheureusement, c’était vrai. C’étaient
des petits bébés et des enfants plus grands qui mangeaient les déchets
complètement couverts de mouches. Non seulement cette vision nous a révulsés,
mais on sait qu’à cet endroit de Alto Paraná, les déchets sont récoltés
seulement tous les 15 à 20 jours ou même plus et qu’à cela s’ajoute
le climat tropical avec des pluies incessantes et des jours d’intense
chaleur (parfois 42°) font que tous les restes de nourriture pour
lesquelles les gens se battaient étaient dans un total état de décomposition
et putréfaction.
Nassaince Alors en famille nous avons décidé de voir
comment faire pour pouvoir les aider, nous avons décidé de vendre tout
ce que nous possédions et dès le lendemain nous avons vendu toutes nos
possessions et puis tout de suite après, nous sommes retournés à cet
endroit ou nous avions découvert cette misère inhumaine, nous avons
posé une table et avons invité les enfants que nous avions vu ce jour là.
C’était une vraie fête! La première fois, 25 enfants sont venus.
Le jour suivant, ils étaient 80. Le troisième, jour ils étaient plus de
150 et finalement il y avait chaque jour plus de 220 enfants. En peu de temps, nous aidions plus de 220
enfants et quelques personnes âgées, des adultes qui en avaient vraiment
besoin ainsi que quelques aborigènes de cet endroit. Au fil du temps et
ayant un plus grand contact avec les enfants, nous nous sommes rendu
compte que le manque de nourriture n’était pas leur problème majeur.
Beaucoup d’entre eux vivaient seuls, sans famille, sous les arbres, dans
la jungle et quelques uns sur les trottoirs des villages. C’est de cette façon, que sensibilisés par
tous les ennuis que traversaient ces enfants pendant leurs courtes vies,
tous les types d’abus sur eux, on a commencé à les abriter chez nous.
Ainsi est né l’orphelinat. Immédiatement, nous avons commencé à souffrir
des hostilités de la part des certaines personnes à qui notre institution portait préjudice car dans une région
sensible comme l’est la province de Misiones, tous les commerces sont
florissants tant la prostitution des enfants, que la vente des organes et
biens d’autres commerces tel que la vente de drogue et d’armes, des
commerces ou les enfants de la rue étaient normalement dédier. Alors, a débuté une période pendant laquelle on a souffert de tous types d’humiliations et menaces de la part de personnes puissantes qui ont fait leur fortune avec ces commerces où les enfants sont directement employés, ce qui ne nous facilitait pas la taches car nous commencions à arriver à bout de ce que nous possédions et nous ne pourrions bientôt plus continuer à nourrire tous ces enfants. Légalité et gouvernement Toutes les démarches que nous avons
entreprissent nous les avons réalisés légalement, cela affin que le
gouvernement nous aide dans notre projet, chose qui ne c’est jamais passé
car depuis un peu plus de 8 ans que notre institution existe nous
n’avons jamais été aidés par le gouvernement, qui jusqu’à
maintenant et après d’incessantes demandes depuis plus de 8 ans nous a
été refusé. Depuis le début nous n’avons jamais rien
entrepris qui ne soit pas légale. De plus nous avons été reconnus
par le gouvernement comme étant une entité de bien public, ce qui
devrait nous permettre de bénéficier d’une aide de l’état ainsi que
de divers subsides, ce qui bien sur n’est pas le cas, si ce n’est
quelques miettes, nous avons aussi fait appel à diverses associations
internationales, de qui non plus nous n’avons jamais rien reçu. Alors depuis le début de cette histoire nous ne
sommes aidés ni par le gouvernement ni par aucune institution, nous ne
survivons que grâce à des dons directement en nourriture, dons faites
par les populations et certains commerçants de la région. Difficultés rencontrées Quand nous n’avions plus d’argent, nous
avons dû laisser cet endroit que nous louions et qui nous permettait de
garantire un toit pour ces enfants de la rue, nous avons été mis à la
rue. Alors nous avons redemandé à l’état de nous aider, car cette
fois ci la situation était dramatique. Mais comme d’habitude nos appels au secours restèrent sans réponses. Nous n’avions plus rien, juste quelques articles ménagers et beaucoup d’espoir. Finalement, nous avons réussi à avoir une
maison totalement abandonnée et détériorée, sans portes ni fenêtres,
sans WC, qu’un propriétaire nous prêtait. Là, nous nous sommes installés avec 57 enfants,
avec un contrat de prêt que son propriétaire nous a fait pour une durée
de 6 mois. Depuis nous avons eus divers problèmes,
tant avec les institutions étatiques q’avec les personnes à qui nous
touchons aux intérêts, et depuis le début nous vivons totalement dépendent
de la générosité de la population et des aléas de l’économie. Économie
qui comme vous savez va de plus en plus male et qui c’est aggravé
depuis la crise que connaît notre pays depuis le mois décembre 2001, au
point que nous avons dû nous « débarrasser » d’une dizaine
d’enfants durant le mois d’octobre, car notre situation ne nous
permettait plus de leur garantire le minimum. Actualité Aujourd’hui nous nous retrouvons avec une
trentaines d’enfants, pour qui nous avons de plus en plus de difficultés
à garantire le minimum vital, à cela s’ajoute les ordres de sortie que
nous avons reçus. Bien sur le gouvernement nous tourne le
dos, ce qui nous place dans une situation très délicate car il n’est
bien évidemment pas possible de mettre à la rue une trentaine
d’enfants, mais c’est pourtant ce qui vas se produire si nous ne
recevons pas une aide. L’année passée, le propriétaire de cette
maison nous demandait la somme de 50.000 pesos (EUR 15.000), somme que
nous ne possédons pas et qu’il nous est impossible de réunire, car
nous possédons aucune source de revenu et passons toute notre journée à
chercher de quoi donner à manger aux enfants. Alors voilà dans quelle situation nous
nous trouvons car il est devenu pour nous, de plus en plus dur de
garantire le minimum pour ces enfants, à cela s’ajoute, comme je viens
de vous le décrire, le problème du logement car sans logement il n’est
pas possible de mener à bien aucun de projets que nous désirons réaliser.
Comment pouvons nous mettre à la rue des
enfants qui en viennent et qui en connaissent les conséquences et les
engrenages? Nous désirons dans l’avenir mettre en place
tout en ensemble de projets d’ateliers scolaires de production, des
projets de développements qui permettront à l’orphelinat devenir indépendant
et de donner aux enfants de l’orphelinat et aux autres enfants de la
rue, la possibilité d’apprendre une formation et ainsi pouvoir
envisager de se réintégrer à la société avec des perspectives
nouvelles qui leur permettront de vivre honnêtement et dignement. Mais bien évidemment si nous ne possédons pas de logement il nous sera impossible de mener à bien ces projets et nous serons dans l’obligation de remettre à la rue ces enfants qui devront se remettre dans les engrenages de ce milieu, et seront ainsi condamnée à l’humiliation et à la marginalisation car comme la majorité des enfants de la rue ils devront se consacrer soit à la prostitution, à la vente de drogue, à la vente d’armes ou bien à un autre commerce inhumain qui leur permettrait de survivre.
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